FRANÇOIS RUFFIEUX
La
pause estivale s'étant réduite comme peau de chagrin, c'est désormais
en janvier-février que les équipes — du moins celles de ligue nationale
— effectuent l'essentiel de leur travail foncier. Certains clubs
n'hésitent pas à faire appel à des spécialistes étrangers pour cette
période qui va largement conditionner les performances de toute
une année. Mais si la Suisse n'est pas à la pointe des connaissances
dans ce domaine, il existe pourtant quelques bonnes adresses, comme
celle du Service des sports de l'Université de Lausanne.
En
son sein, le Centre d'analyse sport et santé (CASS)
a développé des méthodes d'entraînement qui, si elles étaient destinées
en premier lieu aux étudiants, et plutôt de façon individuelle,
ont rapidement suscité l'intérêt des clubs du canton, qu'il s'agisse
de Vevey, du Stade Lausanne, du LS (équipes espoirs) ou encore d'Yverdon
(LNA). «Je teste systématiquement tout nouveau joueur arrivant chez
nous», indique ainsi Lucien Favre.
Aujourd'hui,
on ne prépare plus une équipe en imposant les mêmes exercices à
tout le monde. «La préparation doit être adaptée à chaque joueur.
Les résultats de chacun sont analysés et on dégage ainsi des objectifs
à atteindre; la progression est assurée», explique en substance
Patrice Lüthi, responsable du secteur football au
CASS.
La
notion de récupération
Jusque-là,
on évoquait surtout les tests de Cooper (autrement dit les fameuses
douze minutes) ou de Conconi (recherche du seuil anaérobie). Désormais,
le test de Probst (endurance-récupération) apparaît plus spécifique
pour les joueurs de foot ou de hockey. «Il nous offre davantage
de paramètres, notamment pour ce qui est de la récupération, un
aspect évidemment très important», note Lüthi.
Les
trois domaines essentiels travaillés au
CASS
sont :
1.
L'endurance (capacité aérobique), grâce à un fréquencemètre qui
permet de calculer l'endurance moyenne et le niveau de récupération
(soit le test de Probst proprement dit).
2.
L'explosivité (domaine musculaire), à l'aide de programmes spécifiques.
3.
La vitesse, avec différentes mesures sur des démarrages (10, 20
ou 30 mètres).
«En
Suisse, c'est Jean-Pierre Egger qui a ouvert la voie, précise Patrice
Luthi (par ailleurs licencié en biologie). Mais pour ce qui est
des clubs de football, par exemple, notre pays se situe encore en
retrait. Notamment pour des questions d'encadrement et d'infrastructures.»
Cela
dit, le CASS reste attentif à ce qui se fait à l'étranger, dans un
domaine en constante évolution. «Il existe d'autres tendances,
comme ce que nous appelons «l'intermittent», par exemple, que nous
utilisons partiellement et avec précaution, car il est dur pour
les articulations. Ce qui nous paraît très important, c'est d'être
à l'écoute des entraîneurs et des joueurs puis, une fois le travail
effectué, d'assurer un suivi durant la saison.»
Pour
le test de Probst, par exemple (d'autres tests sont proposés sur
demande), son analyse et des propositions d'entraînement, le
CASS
demande la somme de 360 francs à une équipe de 18 adultes (250 francs
pour les juniors). Les tests durent nonante minutes. Celles et
ceux qui souhaitent affiner leur préparation auraient certainement
tort de s'en passer.
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UTILE |
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Renseignements auprès du
CASS au (021) 692 21 50. |

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